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Histoire du diamant
Histoire des diamants
Des diamants et des Hommes…
Les premières mentions du diamant dans l’Histoire remonte à l’Antiquité. Pour les Pharaons, le diamant symbolisait le soleil, la force et le courage.
Chez les Grecs apparaît le nom de “adamas” pour désigner cette pierre d’une extrême dureté, qui semble “indomptable”. Adamas deviendra “adamantis” puis “diamant”… La mythologie s’en empare, où l’on voit Chronos transformer un guerrier appelé Diamant en pierre précieuse. Une pierre qui procure force, chance et amour...
C’est grâce à des textes sanskrits dans lesquels l’empereur fixe un impôt sur son exploitation, que l’on trouve les premières traces de production de diamants en Inde, au IVe siècle avant JC. Ils doivent avant tout leur succès à la pureté et à l’éclat que leur apporte l’irisation de la lumière. Les Indiens vendent des diamants dans tout l’Empire romain en les présentant comme des talismans capables de détourner tous les dangers…
Chez les Romains, le diamant est la pierre qui symbolise le bien et la pureté par opposition au sang de bouc qui évoque le mal et la bassesse.
Au Moyen Age, la croyance populaire prête au diamant des vertus curatives : le diamant doit guérir par simple apposition sur une partie du corps. Ce n’est qu’à la Renaissance que l’on s’aperçoit que l’ingestion de poudre de diamant tue plus qu’elle ne guérit…
À travers toutes les époques, le diamant a été une pierre de pouvoir, témoignant de la richesse et de la puissance des grands de ce monde. François Ier aimait porter de somptueuses parures, Louis XIV enrichit son trésor avec d’inestimables joyaux.
De nos jours et dans nos pays, le diamant symbolise l’amour et reste la pierre privilégiée pour la bague de fiançailles.
Les secrets du diamant
Ce n’est qu’en 1793 que le chimiste Lavoisier découvre que le diamant est composé de Carbone pur cristallisé, le plus dur de tous les matériaux naturels. Cette très grande dureté est due aux liaisons entre ses atomes qui rendent les cristaux extrêmement denses (indice 10 dans une échelle qui va de 1 à 10). Quand il est sans défaut et parfaitement pur, le diamant est l’un des solides les plus transparents du monde avec un indice de réfraction de la lumière particulièrement élevé : c’est le secret de son éclat si caractéristique.
Les diamants se forment à partir de carbone inclus depuis l’origine dans le manteau terrestre. Ils résultent de températures allant de 1100 °C à 1400 °C et de pressions très élevées, qui correspondent à une profondeur de 180 km environ. C’est la présence d'azote, de soufre ou de différents métaux lors de leur cristallisation qui colore certains diamants.
Jusqu'au XVIe siècle, l'Inde et la région de Bornéo étaient les seules zones de production de diamants au monde. C'est là qu'ont été extraits les plus célèbres diamants anciens… puis on a découvert les gisements du Brésil, qui ont alimenté le marché jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Vers le milieu du XIXe siècle, on découvre les premiers diamants en Afrique du Sud dans des roches profondes appelées “kimberlites”, remontées à la surface de la Terre suite à des éruptions volcaniques très puissantes. Les kimberlites, fixées dans les cheminées volcaniques, constituent aujourd’hui des gisements primaires de diamants. Mais l’érosion des dômes volcaniques a entraîné des pierres dans les rivières et vers la mer et l’on trouve les plus gros diamants enfouis dans le sable des plages : c’est ce qu’on appelle des gisements secondaires. L’Afrique du Sud est aujourd’hui le 5e producteur mondial de diamants avec 16 millions de carats/an.
Enfin, depuis la fin du XXe siècle, on trouve dans l’Ouest de l’Australie des diamants de taille moyenne ou petite. Mais la mise en exploitation de nombreuses mines a permis à l’Australie de devenir l’un des principaux exportateurs mondiaux avec 30 millions de carats/an.
Les diamants les plus célèbres…
Ce n’est que depuis le XVe siècle que les femmes portent des diamants. Ils étaient auparavant réservés aux hommes, en signe de virilité et d’audace. C’est Agnès Sorel, la maîtresse de Charles VII qui la première a enfreint la règle… Naissent alors les critères esthétiques qui vont féminiser le diamant… et en faire le meilleur ami de la femme comme le chantera Marilyn Monroe.
Aujourd’hui encore, le diamant symbolise l’amour. Parfois l’amour-passion, avec le magnifique “poire diamant”, le plus gros diamant connu, que Richard Burton offrit à Liz Taylor. Quel plus beau cadeau pour une femme pour lui témoigner son amour ?
Voici l’histoire des quatre diamants les plus célèbres du monde…
Le REGENT, découvert en Inde en 1698, est dérobé par un esclave travaillant dans les mines du Grand Moghol qui l’utilisera pour acheter sa liberté au capitaine anglais Thomas Pitt. Pitt met 2 ans à le faire tailler en Europe et en sort un magnifique diamant de 140 carats. Mais son prix est si exorbitant qu’aucun souverain d’Europe ne peut l’acheter. Ce n’est qu’en 1717 que Philippe d’Orléans, Régent de France, en fait l’acquisition. Il est alors monté sur la couronne royale réalisée pour le sacrement de Louis XV en 1722. Depuis, le plus beau diamant de la Couronne de France a été démonté et a servi pour d’autres parures.
L’histoire du KOH-I-NOOR se confond avec sa légende qui veut qu’il porte malheur aux hommes, mais protège les Dieux et les femmes ! Son nom indien signifie “Montagne de lumière”. Il est emmené en 1849 par les Anglais qui occupent le Panjab. Offert à la Reine Victoria, elle le fait retailler pour améliorer sa brillance : son poids passe alors de 186 à 109 carats. La Reine, très superstitieuse, spécifie dans son testament que le KOH-I-NOOR ne doit être porté que par une femme. C’est ainsi qu’en 1937, il devient la pierre principale de la couronne de la reine Elizabeth, qui est aujourd’hui conservée parmi les joyaux de la Tour de Londres.
Le HOPE, nommé aussi “Grand Diamant Bleu” est rapporté des Indes en 1668, et acquis par Louis XIV. Retaillé en forme de cœur, il passe de 112 carats à 67 carats. Louis XVI et Marie-Antoinette en héritent puis il disparaît en 1792 pour ne réapparaître qu’en 1830 dans une vente aux enchères à Londres. Il ne pèse plus que 44,50 carats car le vendeur l’a retaillé pour masquer son identité ! Le diamant est ensuite acquis par le banquier Henry Philip Hope. En 1947, le diamant est acheté par Harry Winston, le joaillier des stars, qui l’offre en 1958 au Smithsonian Institute of Washington.
L’ORLOFF, un diamant très pur d’une légère tonalité bleu-vert, vient des Indes où il est découvert au milieu du XVIIIe siècle. Taillé en rose, d’un poids de 195 carats, il est dérobé par un soldat français et vendu successivement à des marchands qui en tirent des plus-values fabuleuses. Un négociant perse le vend en 1773 au Prince Grigorovitch Orloff qui veut reconquérir les faveurs de Catherine II de Russie. Celle-ci accepte le présent, fait monter la pierre sur le sceptre impérial de Russie… et éconduit Orloff ! On peut aujourd’hui admirer ce diamant à l’histoire romanesque parmi les trésors du Kremlin.

